N°70 – Autour du rire / Laughing matters

RSÉAA XVII-XVIII 70 (2013)

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In Memoriam Bernard Dhuicq, Nadine Fenouillat, Jean Hamard, Jean-Pierre Martin

Autour du rire

Brigitte Friant-Kessler Petite anatomie du rire

Pascale Drouet Rire aujourd’hui avec The Winter’s Tale et The Tempest

Patrick Müller Ridentem dicere verum quid vetat: Shaftesbury, Horatian Satire and the Cultural (Ab)Uses of Laughter

Laurent Curelly « Ha, Ha, Ha »: Modes of Satire in the Royalist Newsbook The Man in the Moon

Rémy Duthille À gorge déployée ? Rire et guillotine en Grande-Bretagne pendant la Révolution française

Sophie Vasset Medical Laughter and Medical Polemics: The Woodward-Mead Quarrel and Medical Satire

Baudouin Millet Le rire interdit : portraits d’hommes d’Ếglise chez Fielding, Smollett, Sterne et Goldsmith

Charlotte Holden « Against the Spleen »: Tristram Shandy, Jestbooks and Treatment for Melancholy

Marc Martinez & Marie-Claire Rouyer-Daney « Laws for laughing ! » : Discours théorique et pratique théâtrale sur la scène comique du XVIIIesiècle

Aloysia Rousseau Offstage laughter: Restoration Comedies and the Female Audience

Rebecca Barr Pathological Laughter and the Response to Ridicule: Samuel Richardson, Jane Collier and Sarah Fielding

 

Varia

Constance Lacroix A Patch-Work Screen : La preuve par le manuscrit

Ruth Menzies & Sandhia Patel Prefatory Material in Fictional and Non-Fictional Eighteenth-Century Travel Writing

Timothy McInerney Ascendancy and the 1798 Rebellion in Maria Edgeworth’s Castle Rackrent (1800) and Ennui (1809)

Jeffrey Hopes Discursive Ventriloquism in Burney’s Evelina

Laure Blanchemain-Faucon La représentation de la mort dans Evelina

Notes de lecture – Ouvrages reçus

Danièle Berton-Charrière

Florence March, Shakespeare au festival d’Avignon. Configurations textuelles et scéniques.

Laurent Curelly

Anne-Marie Miller-Blaise, Le verbe fait image. Iconoclasme, écriture figurée et théologie de l’Incarnation chez les poètes métaphysiques. Le cas de George Herbert.

Pierre Lurbe

Cesare Cuttica, Sir Robert Filmer (1588-1653) and the Patriotic Monarch. Patriarchalism in Seventeenth-Century Political Thought.

Myriam-Isabelle Ducrocq

Noel Malcolm, ed., The Clarendon Edition of Leviathan.

Guyonne Leduc

Dhuicq, Bernard, éd. Les Maximes de La Rochefoucauld traduites par Aphra Behn.

Pierre Lurbe

Cesare Cuttica, & Glenn Burgess, eds. Monarchism and Absolutism in Early Modern Europe.

Louis Roux

Myriam-Isabelle Ducrocq, Aux Sources de la démocratie anglaise. De Thomas Hobbes à John Locke.

Sophie Soccard

Alexandra Walsham, Charitable Hatred: Tolerance and Intolerance in England, 1500-1700.

Jeffrey Hopes

Serge Soupel, Kevin L. Cope & Alexander Pettit, eds. The Enlightenment by Night. Essays on After-Dark Culture in the Long Eighteenth Century.

Pierre Degott

Maria Semi, Music as a Science of Mankind in Eighteenth-Century Britain.

Samuel Baudry

Jean Dixsaut, Frances Burney, Evelina.

CFP Voyages réels, voyages imaginaires – XVIe-XVIIIe siècles (2014, Strasbourg)

Les Journées Jeunes Chercheurs XVII-XVIII 2014 se tiendront à Strasbourg et auront pour thème ‘Voyages réels, voyages imaginaires – XVIe-XVIIIe siècles’.
Elles sont co-organisées avec le réseau EUCOR English (universités de Bâle, Freiburg-in-Breisgau, Mulhouse, Strasbourg).
L’invitée d’honneur sera Dr. Monica Matei-Chesnoiu, SCIEX Research Fellow at the University of Basel.
(détails sur http://search.unistra.fr/index.php/colloques).

 

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Cet appel à contributions émane d’un programme de recherches lancé par l’EA SEARCH de l’Université de Strasbourg sur « Regards croisés sur l’Angleterre et la France de la Renaissance aux Lumières. » Porté par le partenariat entre la Société d’Etudes Anglo-Américaines des XVIe et XVIIIe siècles et la Société Française d’Etudes sur le Dix-huitième Siècle, il envisage la topique du voyage réel et/ou imaginaire de façon large et s’adresse aux jeunes chercheurs anglicistes ainsi qu’aux doctorants et jeunes docteurs qui travaillent sur la période de la Renaissance aux Lumières, pour peu que la problématique interrogée croise leurs intérêts, que leur sujet de recherche porte ou non sur les relations entre la France et l’Angleterre.

Pour ce qui est du domaine des études anglophones, on peut considérer qu’avec le règne d’Élisabeth I (1558-1603) et l’apaisement progressif des conflits religieux suscités par la Réforme henricienne, l’isolement et le repli sur soi que l’Angleterre avait subis s’estompent au fil du temps, des contacts plus fréquents se nouent alors avec le continent. Initiés dès le seizième siècle par des humanistes qui, tel Thomas More, avaient tissé des liens étroits avec des figures aussi illustres qu’Érasme de Rotterdam, ou les voyages de Martin Bucer jusqu’en Angleterre pour donner à la nouvelle Église ses assises théologiques, les échanges économiques et culturels entre l’Angleterre et les puissances européennes se firent plus intenses encore après la défaite de l’Invincible Armada en 1588. C’étaient là peut-être les prémices du Grand Tour, voyage d’agrément et voyage culturel, qui se développa dès le début du XVIIe siècle et donna lieu à de multiples récits ou comptes rendus, comme les Crudities de Thomas Coryat parus dès en 1611. Nombreux en effet furent les anglais éduqués qui, tout au long des deux siècles suivants, entreprirent de se rendre en France et en Italie pour parfaire leur éducation, fréquenter l’art et les grands esprits de leur temps, favorisant ainsi la circulation des œuvres et des idées. L’importance de l’expérience vécue au contact de l’autre n’est-elle pas déjà attestée par Bacon dans son essai « Of Travel » (1625) où le propos est non seulement touristique mais aussi et surtout scientifique ? L’auteur jette les fondations de la démarche empirique que la science des siècles suivants confirmera et à laquelle Locke apportera un substrat philosophique dans son Essay on Human Understanding (1689). La nouvelle pensée nourrira la grande production littéraire et picturale du long dix-huitième siècle, de Defoe à Goldsmith et de Hogarth à Gainsborough.

Le genre épique, si prégnant à la Renaissance et qu’illustrent de grandes gestes comme The Faerie Queene de Spenser (1590-1596), cède progressivement la place à une littérature picaresque dont le propos est de divertir au moins autant que d’édifier et qui connaîtra son âge d’or tout au long du dix-huitième siècle avec Defoe, Swift, Fielding ou encore Sterne. Sous la plume des grands romanciers, le voyage devient aussi exploration littéraire par laquelle les auteurs s’affrontent à de nouvelles pratiques d’écriture.

Le voyage se fait également plus imaginaire, comme dans les utopies écrites de la Renaissance aux Lumières, qui nourrissent profondément la réflexion philosophique et la théorisation politique. Dans le sillage de l’œuvre de Thomas More, toute une littérature de la cité merveilleuse s’affirme puissamment avec Bacon, James Harrington ou encore Margaret Cavendish, jusqu’au socialisme utopique de Robert Owen au tout début du dix-neuvième siècle. Parallèlement à cela le topos du voyage rêvé vers la lune trouve son expression dans une abondante production qui combine la relecture des sources classiques (mythe d’Endymion, Histoires vraies de Lucien) à l’intérêt pour la science nouvelle ; des textes aussi variés que les News from the New World Discovered in the Moon (1620), masque de Ben Jonson, A Man in the Moone (1638) de Francis Godwin, The Consolidator de Daniel Defoe (1705) ou encore A Voyage to Cacklogallinia (1727) de Samuel Brunt témoignent à l’évidence de l’engouement constant au cours des dix-septième et dix-huitième siècles pour la thématique du voyage cosmique.

La période voit aussi l’émergence d’un autre type de pérégrinations que sont les conquêtes coloniales à destination du Nouveau Monde. Confrontés à des modes de vie et des coutumes qui leur étaient étrangers, les explorateurs sont conduits à repenser leur conception de l’homme et leur vision du corps social. Certains consignent leurs expériences dans de grands récits (Hakluyt, Raleigh, The Bermuda Pamphlets…) qui alimentent la production littéraire de toute la Renaissance anglaise. Ayant déjà abondamment traité de la pastorale et du déplacement hors de l’enclos de la cité, la poésie de la Renaissance et le théâtre jacobéen inscrivent la topique de l’ailleurs au cœur-même de leurs problématiques.

Les colons de la jeune Amérique, de leur côté, envisagent le voyage sous une autre perspective : chez nombre de puritains, à l’instar de William Bradford, Edward Johnson ou Cotton Mather, la pérégrination spirituelle dans les replis du cœur et les tréfonds de l’âme obéit à l’injonction forte d’une meilleure connaissance soi. Les dix-septième et dix-huitième siècles américains connaissent une floraison d’autobiographies spirituelles, autant de mises en texte d’un itinéraire de conversion qui trouvent leur pendant en Angleterre chez Joseph Hall ou encore dans le Grace Abounding to the Chief of Sinners (1666) et le Pilgrim’s Progress (1678) de Bunyan.

Les points de vue des voyageurs français et européens sur ces phénomènes apporteront en outre un éclairage très bienvenu : par exemple les Lettres philosophiques de Voltaire (1734), les observations de Montesquieu, l’article « Voyage » dans l’Encyclopédie de la plume du Chevalier de Jaucourt, membre de la Royal Society, le Voyage philosophique d’Angleterre fait en 1783 et 1784 par Monsieur de La Coste, mais aussi les récits de pérégrinations réelles ou fictionnelles d’anglomanes ou d’anglophobes.

Ce sont toutes déclinaisons de ce sujet fécond que le Colloque Jeunes Chercheurs XVII-XVIII prévu les 4 et 5 avril 2014 à Strasbourg se propose d’explorer. Nous acceptons des contributions dans les domaines de la littérature, la civilisation, l’histoire des idées, l’histoire de l’art, la philosophie, l’histoire des sciences… Les communications peuvent être présentées en anglais ou en français. Une publication des meilleures contributions sera assurée dans un numéro de RANAM, revue des Recherches ANglaises et nord-AMéricaines de l’Université de Strasbourg.

 

Une bibliographie est disponible sur http://search.unistra.fr/index.php/colloques

Les propositions de 200 à 300 mots, en français ou en anglais, sont à envoyer d’ici le 27 janvier 2014 à Jean-Jacques Chardin (chardin@unistra.fr), Rémi Vuillemin (vuillem@unistra.fr) et Anne Bandry-Scubbi (bandry@unistra.fr )

 

 

CALL FOR PAPERS

Doctoral Conference : Real and Imaginary Travels in Anglophone Literature and Culture, 16th to 18th centuries4-5 April 2014, University of Strasbourg

 

This call for papers emanates from the project “Interchanges between England and North-Eastern France from the Reformation to the Enlightenment” and is co-organised by SEARCH, the Strasbourg research group of English studies, Société d’Etudes Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles and Société française d’Etudes sur le Dix-huitième Siècle. It is open to any doctoral student or recent PhD who is interested in the topic of traveling in the 16th, 17th and 18th centuries.

For English studies, one can consider that with the reign of Elizabeth I and the gradual resolution of religious conflicts consequent to the English Reformation, the withdrawal and isolation of England slowly began to diminish as the country established frequent contact with the Continent. Humanists of the 16th century, such as Thomas More, forged close bonds with such illustrious figures as Erasmus of Rotterdam, or Martin Bucer, who travelled to England and helped to provide the theological foundations of the new Church. Economic and cultural exchanges between England and Europe’s great powers continued to intensify after the defeat of the Spanish Armada in 1588. It was perhaps from these instances that the Grand Tour was derived, a form of travel at once cultural and pleasurable that began to develop in the early 17th century and that, in turn, inspired many travelogues and reports, such as Thomas Coryat’s 1611 Crudities. In the following two centuries, many educated English people undertook, a journey to Italy in order to perfect their education and to frequent the great minds and art of their times, thus furthering the circulation of texts and ideas. The importance of experience through contact with the other was already brought forth by Bacon in his essay “Of Travel” (1623) where the approach is not only touristic but also, and especially, scientific. Bacon laid the foundation for the empiric process that science was to confirm in the following centuries and to which Locke brought a philosophic substrate in his Essay on Human Understanding (1689). This new way of thought nourished the great literary and pictorial production of the long eighteenth century, from Defoe to Goldsmith and from Hogarth to Gainsborough.

The epic genre, so important during the Renaissance and splendidly illustrated by gests such as Spenser’s The Faerie Queene (1590-1596), gradually gave way to a picaresque literature that aimed to entertain as much as, if not more so, to instruct and whose golden age was to span the entire eighteenth century with Defoe, Swift, Fielding and even Sterne. Thanks to these great novelists, travelling also became a literary exploration through which the authors confronted new modes of writing.

Voyages also became more imaginary, much like the utopias written between the Renaissance and the Enlightenment, which strongly influenced philosophical reflection and political theorization. In the wake of Thomas More’s work, an entire body of marvellous city literature strongly asserted itself with Bacon, James Harrington and even Margaret Cavendish, up until Robert Owen’s socialist utopia at the very beginning of the nineteenth century. Parallel to this current, the topos of the dreamed voyage to the moon found its expression in an abundant production that combined the rereading of classical sources (the myth of Endymion, Lucian’s True History) with an interest in new science; texts as diverse as Ben Jonson’s mask, News from the New World Discovered in the Moon (1620), Francis Godwin’s A Man in the Moone (1638), Daniel Defoe’s The Consolidator (1705) and even Samuel Brunt’s A Voyage to Cacklogallinia (1727) all illustrate a constant enthusiasm for the cosmic voyage throughout the seventeenth and eighteenth centuries.

In this period also emerged another type of travel, that of colonial conquests in the New World. Confronted with new lifestyles and customs which were foreign to them, the explorers reconsidered their conceptions of mankind and their visions of society. Certain explorers recounted their experiences in remarkable narratives (Hakluyt, Raleigh, The Bermuda Pamphlets…) upon which the literary production of the English Renaissance heavily drew. Having already abundantly treated pastoral themes and the subject of travel beyond city limits, Renaissance poetry and Jacobean theatre placed the motif of the elsewhere at the core of their themes.

Colonizers of the young America perceived travelling from yet another perspective: for numerous Puritans, much like William Bradford, Edward Johnson or Cotton Mather, the spiritual journey into the folds of the heart and the depths of the soul obeyed the powerful command of greater self-awareness. Seventeenth and eighteenth-century Americans produced a blossoming of spiritual autobiographies, matched with just as many textual testimonies of religious conversion by English writers such as that of Joseph Hall or John Bunyan’s Grace Abounding to the Chief of Sinners (1666) and Pilgrim’s Progress (1678).

These are the various facets of the subject that the “Jeunes Chercheurs XVII-XVIII” Conference proposes to explore on April 4th and 5th in Strasbourg. Contributions are welcome in the domains of literature, history, cultural studies, the history of ideas, art history, philosophy and the history of science. Presentations may be given in English or in French. The best contributions will be published in a volume of RANAM, the University of Strasbourg journal of English Studies.

 

A bibliography is available at http://search.unistra.fr/index.php/colloques

Abstracts in French or in English (200-300 words) should be sent by January 27, 2014 to Jean-Jacques Chardin (chardin@unistra.fr), Rémi Vuillemin (vuillem@unistra.fr) & Anne Bandry-Scubbi (bandry@unistra.fr )

Membres

La société compte plus de 150 membres. Cliquez sur un nom d’adhérent pour accéder à sa page personnelle.

 

Bandry-Scubbi, Anne

Baudino, Isabelle

Baudry, Samuel

Bernard, Nathalie

Bour, Isabelle

Brunon-Ernst, Anne

Coatalen, Guillaume

Châtel, Laurent

Collé-Bak, Nathalie

Curelly, Laurent

Deconinck-Brossard, Françoise

Degott, Pierre

Deschamps, Yannick

Drouet, Pascale

Ducrocq, Myriam-Isabelle

Dupouy, Justine

Duthille, Rémy

Gallien, Claire

Gallien, Claire (site personnel)

Gheeraert-Graffeuille, Claire

Godard Desmarest, Clarisse

Henneton, Lauric

Kerhervé, Alain

Leduc, Guyonne

Martinet, Marie-Madeleine

McInerney, Tim

Menzies, Ruth

Niayesh, Ladan

          Construction de l’Orient

Page, Anne

          “Dissenting Experience”

Parageau, Sandrine

Rouhette, Anne

Sabatier, Armelle

Sabiron, Céline

Sabiron, Céline (site personnel)

Soulard, Delphine

Tholoniat, Yann

Viviès, Jean

Vuillemin, Rémi

Sociabilité et convivialité en Europe et en Amérique du Nord, XVIIe-XVIIIe siècles (2013, Bordeaux)

Séminaire Jeunes chercheurs de la SEAA 17/18 (Société d’Etudes Anglo – Américaines)

et de la SFEDS (Société Française d’Etudes du Dix-Huitième Siècle)

Avec le soutien de l’École Doctorale de Bordeaux 3 et des équipes d’accueil

SPH (Sciences Philosophie Humanités) Université de Bordeaux et Université Bordeaux Montaigne,

CLIMAS (Cultures et Littératures des Mondes Anglophones) Université Bordeaux Montaigne

6 et 7 juin 2013

Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine,
10 esplanade des Antilles
33607 Pessac

 

 Organisateurs : Rémy Duthille, Jean Mondot, Cécile Révauger


 

Jeudi 6 juin

 9 h : accueil et ouverture des journées d’études par la direction de l’Ecole Doctorale.


Président de séance : Jean Mondot

 

9h30 : Marie-Fleur Traën, La Franc-maçonnerie et les artistes picturaux : quelles pratiques ?

 9h55 : David Do Paço, Les jardins viennois du XVIIIe siècle : aménagements urbains et reconfiguration d’une sociabilité aristocratique.

 10h20 : Veronika Kovács, Les pouvoirs magiques des immortels. Une vision hongroise de l’Académie française (1790).

10h45-11h30 : Débat et pause

 11h30 : Nicolas Hebbinckuys, Quelques manifestations de  convivialité dans la Nouvelle-France des vaines tentatives.

 11h55 : Audrey Mirlo, Un philosophe anglais sur le continent américain et un Huron en Europe : parcours croisés de deux émigrés dans le récit français du XVIIIe siècle.

 12h20-12H45 : débat

 

Déjeuner

 

Présidente de séance : Cécile Révauger

 

14h30 : Conférence de Jean Mondot :

La société et les sociétés : différences et similitudes.

 

15h15 : Catherine Bulgakova, Les réseaux de sociabilité des voyageurs étrangers à Paris au Siècle des Lumières : entre « modèles types » et expériences personnelles.

 15h40 : Emna El Mechat, Les Salons Enchantés. Le conte de fée : un genre mondain au XVIIe siècle.

 16h05 : Suzanne Dumouchel, Le périodique littéraire au XVIIIe siècle : la sociabilité en espace médiatique.

 16h30-17h : débat et pause

 17h : Véronique Pichet, L’esprit de sociabilité chez les évangélistes de la Clapham Sect

 17h25 : Francis Delon, Une société para-maçonnique jacobite dans les comtés ouest du Pays de Galles durant la première moitié du XVIIIe siècle, les Sea Serjeants.

 17H50- 18h15 : débat

 

 Vendredi 7 juin

 

Président de séance : Rémy Duthille

 

9h00 : Raphaëlle Brin, Du savoir-vivre au savoir écrire : la sociabilité mondaine comme modèle d’écriture dans l’Histoire de ma vie de Casanova.

 9h25 : Pierre Musitelli, Coups de poings, coups de tête : promesses et aléas de la sociabilité éclairée en Italie.

 9h50 : Sandrine Krikorian, Manque et excès de convivialité comme facteur de socialisation dans les repas royaux de

l’Ancien Régime.

10h15- 11h : Débat et pause

 11h : Richard Flamein, Sociabilités organiques et fluidité radicale de la grande bourgeoisie en Révolution : le réseau salonnier des Le Couteulx, entre1771 et 1815.

 11h25 : Francesco Dendena, Engagements militants et construction des identités révolutionnaires : Le club feuillant lors de la monarchie constitutionnelle.

11h50-12H15 : débat

 

Déjeuner

 

Présidente de séance : Guyonne Leduc

 

14h : Conférence de Valérie Capdeville :

Convivialité et sociabilité : le club londonien, un modèle unique en  son genre ?

 

14h45 : Constance Lacroix, Jane Barker : Jacobitisme et sociabilité romanesque.

 15h10 : Anna Demoux, Sociabilité et convivialité : le picaresque dans le théâtre de la Renaissance anglaise.

15h35 : Marie Villion, Théâtres privés et résidences secondaires : prolongements des pratiques de sociabilité au XVIIIe siècle.

 16h-16h30 : débat et pause

 16h30 : Isabelle Leguy, Conversation et sens du commun dans les dialogues de Jane Austen.

16h55 : Dominique Maron, La transgression des règles de la conversation par les personnages féminins chez Jane Austen : au service de la critique du patriarcat.

17h20-18h : débat

Colloque 2014: La mesure et l’excès

COLLOQUE INTERNATIONAL ORGANISÉ PAR LA SEAA XVII-XVIII

« La mesure et l’excès / Measure and Excess »

Paris, 17-18 Janvier 2014

 

Université Paris 4

Maison de la Recherche, 28 rue Serpente 75006 Paris

Salle D35

 

Vendredi 17 janvier 2014

Accueil à partir de 9h

 

Séance 1 : Esthétique (1)

Président : Guillaume Coatalen

9h15 Gisèle Venet (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), La mesure et l’excès: Horace et Ovide en conflit dans les esthétiques maniéristes et baroques?

9h45 Claire Bardelmann (Université de Lorraine), Un excès de mesures : complexité terminologique et constellation métaphorique de la « mesure » musicale anglaise au 17è siècle

10h15 Rémi Vuillemin (Université de Strasbourg), “Love with excess of heat”: reassessing Petrarchan excess in the late-Elizabethan and early-Jacobean periods

10h45 – 11h15 discussion et pause

 

Séance 2 : Esthétique (2)

 Présidente : Marie-Madeleine Martinet

11h15 Christine Sukic (Université de Reims Champagne Ardenne), “a true signe of a readie wit” : la colère entre mesure et excès

11h45 Aurélie Griffin (Université d’Angers, doctorante Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), Melancholic Excess and Poetic Measure in Mary Wroth’s Pamphilia to Amphilanthus

12h15 Anne-Marie Miller-Blaise (Université Paris Sorbonne), Vehement Poesy : L’élégie et les codes de l’excès

 

12h45-14h30 Déjeuner libre

 

Vendredi 17 janvier 2014 (après-midi)

 Président : Jean Viviès

 

14h30 Conférence de Abigail Williams (St Peter’s College, Oxford):

A Brief History of Eighteenth-Century Modesty

 

15h30 – 16h pause

 

16h Assemblée générale

 

18h30 cocktail (lieu à confirmer)

 

Samedi 18 janvier 2014

 

Séance 1 : La Jeune Amérique (politique)

Présidente : Marie-Jeanne Rossignol

9h30 Anne-Claire Faucquez-Merlin (docteur Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis), La fondation de la Nouvelle-Néerlande : entre la mesure des excès et excès de mesures

10h Élodie Peyrol-Kleiber (docteur Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis), L’engagement : un système servile poussant à l’excès

10h30 Lauren Working (Durham University), Violating the Body and the Law: Cannibal Discourses in Jacobean England and America

11h discussion et pause

 

Séance 2 : La Jeune Amérique (esthétique)

Présidente : Isabelle Bour

11h30 Juliette Dorotte (doctorante Université Paris Sorbonne), Le premier roman américain, entre autocensure et excès

12h00 Michael Burden (New College, University of Oxford), Opera and the discourse of Luxury in 18th-Century England and America

 

Déjeuner libre

 

Après-midi

 

Séance 1

Présidente : Madeleine Descargues

14h Christophe Hausermann (docteur Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3), “Of our Measure we have been debar’d” : De la démesure dans les récits d’apprentissage de Thomas Deloney, Richard Head et Francis Kirkman

14h30 Alexandra Sippel (Université Toulouse – Le Mirail), “Under a perfect government […] the earth would soon be overstocked”: measure and excess of population in a few eighteenth-century utopias

 15h Jeffrey Hopes (Université d’Orléans), Dating the world: the science of biblical chronology

 

15h30-16h discussion et pause

 

Séance 2

Président : Jeffrey Hopes

16h Nathalie Zimpfer (docteur Université Lyon 2), La mesure de l’excès : l’esthétique swiftienne de la satire

16h30 Damian Grant (University of Manchester), Smollett’s Travels between Measure and Excess

 

17h : clôture du colloque

Correspondances 1600-1800 (2012, Lyon 2)

Journées Jeunes Chercheurs organisées les 15 et 16 mars 2012, et textes édités

par Denis Reynaud et Michèle Vignaux

Dire sans dire: stratégies obliques (2011, Lille 3)

Vous trouverez ci-dessous les actes de la Journée Jeunes chercheurs, organisée, à l’Université Lille 3 – Charles de Gaulle, sous l’égide de la SEAA 17-18, de la Société Française d’Études du XVIIIe Siècle (SFEDS), et de l’UMR IRHIS, avec le soutien des équipes d’accueil CÉCILLE et ALITHILA.

 

Dire sans dire: stratégies obliques. Ed. Caroline Jacot-Grapa et Guyonne Leduc (Lille 3).

Charles de Gaulle – Lille 3 — 18 mars 2011.


 

 

CFP: Measure and Excess in 17th and 18th-Century England and America

CALL FOR PAPERS

INTERNATIONAL CONFERENCE HOSTED BY SEAA XVII-XVIII (SOCIETE D’ETUDES ANGLO-AMERICAINES DES XVIIe ET XVIIIe SIECLES)

 

Paris, 17-18 January 2014

 

Measure and Excess in 17th and 18th-Century England and America

The idea of measure is inseparable from the idea of excess, since the one governs the other. Excess always exceeds a measure, that is to say a norm. According to Littre, excess is ‘that which goes beyond ordinary limits, the mean.’

However, these terms are of course highly unstable; what is measure for some represents excess for others. The dialectics of measure and excess seems to be at the heart of preoccupations in the 17c and 18c in England as well as in the new world, whether concerning theoretical or practical issues.
Explorers set out to claim the world and make their fortunes, but also to measure its dimensions. Apart from the multiplication of instruments of measurement (charts, globes, and other maritime devices) the unit of measurement itself became a matter of state; one recalls that the queen confirmed the measurement of the English foot in 1588, which was reaffirmed in 1758. This desire to discipline the prodigality of nature characterizes the work of taxonomist John Ray, who classified innumerable animal and plant species by measuring them.

In politics, measure is to be understood as that which prevents or contains unrest. Largely influenced by ancient philosophy, early modern English philosophers regard[ed] measure as the touchstone of civil harmony as well as of personal wisdom, as opposed to the excesses of civil war and immoral behaviour. For Francis Bacon, the lesson to be drawn from the fall of Icarus in The Wisdom of the Ancients is that ‘the path of virtue lies straight between excess on the one side, and defect on the other.’

The complex links which bond our ideas of measure and excess also inform theological debate, religious tension and sectarian persecution. To give one example, the Anglican faith, conceived by its founding fathers and lived out by its faithful as a middle way, finds itself rejected by the Puritans as excessively Catholic.

Whether in the arts or the humanities, measure and excess inform opposed aesthetic positions which only make sense through this very opposition. Cicero’s rhetoric, featuring a measured style, rebukes two kinds of excess: the overblown Asiatic style on the one hand, and Attic dryness on the other. In architecture and music, measure—in a literal sense, as it creates spatial and temporal structures—can also run into excess. In verse, measure (that is to say, metre) contains the excesses of feeling, thus rendering them more striking; as John Donne reminds us (‘For he tames grief, that fetters it in verse.’) In painting, the term mensura may well refer to accurate proportions, but this does not stop many celebrated painters from evading constraint by invoking another system of proportions, more tolerant of excess. Baroque excess could only have arisen as a counter-movement to classical measure. Likewise, the lucidity so valued by English neo-classical writers (one thinks of John Dryden, and Alexander Pope who wrote: ‘Between excess and famine lies a mean;/ Plain, but not sordid; though not splendid, clean’ [Horace II, Satire 2]) was at least partly a reaction to the elaborate style from before the civil war, perceived as excessively obscure.

Papers will address the numerous links between measure and excess in the 17c and 18c in Britain and America, in the various fields of politics, theology, literature, architecture, painting, and music; but also in manners, where luxury lives alongside austerity; and not forgetting sciences such as geography, physics and astronomy.
Proposals, plus a selective bibliography and bio-bibliographical CV, may be simultaneously submitted to:

  • Guillaume COATALEN

Contact: guillaumecoatalen [at] hotmail.com

  • Guyonne LEDUC

Contact: presidence [at] 1718.fr

  • Pierre DEGOTT

Contact: secretariat [at] 1718.fr

Deadline for abstract submission: 25 April 2013
Decision of the scientific committee: 30 June 2013

 

 

Appel à communication: La mesure et l’excès

APPEL A COMMUNICATIONS
COLLOQUE INTERNATIONAL ORGANISÉ PAR LA SEAA XVII-XVIII

Paris, 18-19 Janvier 2013

 

La mesure et l’excès aux XVIIe et XVIIIe siècles en Angleterre et dans la jeune Amérique

La mesure ne se conçoit pas sans l’excès, sa fonction est de le réguler. De même l’excès est toujours excès d’une mesure, c’est-à-dire d’une norme. D’après Littré, l’excès est « ce qui dépasse une limite ordinaire, une mesure moyenne ».

Cependant, ces termes sont évidemment mouvants : mesure pour les uns est excès pour les autres. La dialectique de la mesure et de l’excès semble être au cœur des préoccupations aux XVIIe et XVIIIe siècles en Angleterre comme dans le nouveau monde, de la réflexion comme de l’action. Les explorateurs se lancent à la conquête du monde pour amasser des fortunes, mais aussi pour en mesurer l’immensité. Au-delà des instruments de mesure qui se multiplient (cartes maritimes, globes et autres instruments marins), l’unité de mesure est une affaire d’État, puisque la reine elle-même confirme la mesure du pied anglais en 1588, qui est reconduite en 1758. Cette volonté de cerner la profusion du réel caractérise les travaux de taxinomie d’un John Ray qui imposent un ordre sur les innombrables espèces animales et végétales en les mesurant.

En politique, la mesure est une action visant à prévenir ou à contenir de possibles excès. Largement influencés par la philosophie antique, les philosophes anglais de l’époque moderne font de la mesure la pierre de touche aussi bien de la paix civile que de la sagesse face aux excès de la guerre civile et des conduites immorales. Pour Francis Bacon, la voie de la vertu se trouve à mi-chemin entre l’excès et le manque, morale de la parabole de la chute d’Icare dans De la Sagesse des anciens.

Les relations complexes qui font de la mesure et de l’excès un couple inséparable informent les débats théologiques, les tensions et les persécutions religieuses, où, par exemple, la foi anglicane, pensée et vécue comme via media par ses pères fondateurs et ses membres, se voit rejetée comme excessivement catholique par les puritains.

Que ce soit dans les arts ou les lettres, mesure et excès correspondent à des esthétiques souvent opposées, mais qui en réalité coexistent et ne prennent sens que de cette confrontation. La rhétorique de Cicéron, qui prône un style oratoire mesuré, se place contre les excès de l’asianisme, trop enflé, d’une part, et de l’atticisme, trop aride, de l’autre. En architecture et en musique, la mesure, au sens littéral du terme, si elle impose un ordre à l’espace et au temps, participe parfois de la démesure. Dans la poésie, la mesure, c’est-à-dire le mètre, canalise les débordements de la passion en les rendant plus vifs encore, comme l’écrit explicitement John Donne. Si la mensura en peinture désigne la justesse des proportions, nombre de peintres, et non des moindres, s’affranchissent de cette contrainte, pour allier une mensura feinte à un véritable excès des proportions. L’excès baroque s’oppose ainsi à la mesure classique, mais ne saurait exister sans cette dernière. De même, la clarté si chère aux écrivains néoclassiques anglais (on pense à Dryden et à Pope qui écrit « Between excess and famine lies a mean;/Plain, but not sordid; though not splendid, clean » [Horace II, Satire 2]) se conçoit, en partie au moins, comme réaction face au style allégorique d’avant la guerre civile, perçu comme excessivement obscur.

On s’interrogera sur les liens multiples qui unissent mesure et excès aux XVIIe et XVIIIe siècles dans le monde anglophone, dans des champs aussi variés que la politique, la théologie, les belles lettres, l’architecture, la peinture, la musique, mais aussi dans les mœurs, où le luxe côtoie l’austérité, sans oublier, bien sûr, les sciences comme la géographie, la physique ou encore l’astronomie.

 

Les propositions de communications, accompagnées d’une bibliographie sélective et d’un CV bio-bibliographique, sont à envoyer en parallèle à :

  • Guillaume COATALEN

Contact: guillaumecoatalen [at] hotmail.com

  • Guyonne LEDUC

Contact: presidence [at] 1718.fr

  • Pierre DEGOTT

Contact: secretariat [at] 1718.fr

Date limite d’envoi des propositions : 25 avril 2013
Remise de la décision du comité scientifique : 30 juin 2013

 

N°69 – La France et les Français

L

RSÉAA XVII-XVIII 69 (2012)

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In Memoriam Madeleine Blondel, Anne Dromart, Maurice Lévy, Olivier Lutaud

 

La France et les Français

Laurent Curelly « The French, those Monkeys of Mankind » : The Fronde as Seen by the Newsbook Mercurius Politicus

Gérard Hugues Gouverneur Morris ou les ambigüités de l’universalisme révolutionnaire

Pierre Degott Enthousiasme, méfiance ou rejet ? L’influence de la Révolution française sur le répertoire lyrique de la scène britannique

Lawrence Aje L’évolution de la perception de la France et des français en Caroline du Sud à l’heure des Révolutions française et de Saint-Domingue 1789-1804

Maud Gallet-Guillon Entre gallophobie et gallomanie : la perception de la France chez les marchands américains en voyage, 1776-1815

 

Varia

Claire Berget Le leurre du « violone » dans The Concert de Sir Peter Lely : les sources intimes de l’harmonie

Giuliana Di Biase « A Little Knowledge is Still Knowledge » : Some Remarks about Locke’s Scepticism concerning Scientific Knowledge

Emmanuelle Peraldo Telling Figures and Telling Feelings : The Geography of Emotions in Defoe’s Journal of the Plague Year and Due Preparations for the Plague

Christophe Lesueur « Silence wants not either merit or amiableness » : les silences de Clarissa

François Portier William Hodges (1744-1797) : un peintre académique découvre de nouveaux horizons

Linda Garbaye Women’s Voting Rights in 18th-Century New Jersey Electoral Reforms : Opacity and Transparency

 

Notes de lecture – Ouvrages reçus