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CFP Jeunes chercheurs : Dynamiques des héritages (XVIe-XVIIIe siècle)

DYNAMIQUES DES HÉRITAGES  (XVIe-XVIIIe siècle)

Appel à communications

Montpellier, 18-19 octobre 2018

Colloque annuel des jeunes chercheurs de la Société Française d’Étude du XVIIIe siècle (SFEDS), de la Société d’Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles (SÉAA XVII-XVIII), et de la Société d’étude du XVIIe siècle.

Organisation 2018 : Institut de Recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières (UMR 5186 du CNRS, Université Paul-Valéry Montpellier 3)

Loin d’être une donnée figée dont les individus et les groupes hériteraient, un legs qu’il faudrait conserver en l’état, le passé constitue pour chaque époque un enjeu majeur. Comme le montrent les études récentes sur les écritures de l’histoire et la mise en valeur des patrimoines, les héritages culturels répondent à des dynamiques complexes.

Ce colloque permettra tout d’abord d’interroger la façon dont les œuvres et les pratiques du passé ont été perçues jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, chaque époque réinventant ses origines et son identité. On s’intéressera aussi aux représentations des XVIIe et XVIIIe siècles jusqu’à aujourd’hui, y compris dans l’éducation et les médias. Enfin, ces rencontres, destinées prioritairement aux jeunes chercheurs mais ouvertes à tous, seront l’occasion de poser une série de questions théoriques concernant les représentations du passé et leurs fonctions religieuses, sociales, artistiques, etc.

Les communications pourront notamment porter sur les aspects suivants :

– Les héritages culturels dans la littérature et dans les arts de l’âge classique et des Lumières : écrire le passé à l’âge classique, le rôle des modèles, inventer à partir du passé,…

– La réception des XVIIe et XVIIIe siècles dans la littérature, les arts et les médias ; enseigner la littérature et les arts de l’âge classique aujourd’hui ;…

– De manière plus générale, on pourra s’interroger sur la notion d’héritage culturel, l’intérêt et les limites du concept d’actualisation, les héritages et la cohésion sociale, les héritages et les conflits,…

Les propositions, en français ou en anglais, comprenant un résumé d’environ 250 mots et un bref CV, devront parvenir aux organisateurs au plus tard le 1er avril 2018, à l’adresse suivante :

jeuneschercheurs.ircl@univ-montp3.fr

Les repas de midi et le dîner du colloque seront pris en charge.

Les participants sont invités à se rapprocher de leur laboratoire de rattachement et de leur école doctorale pour le financement du transport et de l’hébergement.

Comité d’organisation :

Luc Borot (Pr civilisation britannique XVIIe siècle)

Linda Gil (maître de conférences en Littérature et histoire des idées XVIIIe siècle)

Florence March (Pr Théâtre britannique XVIe-XVIIe siècles)

Stéphanie Roza (chargée de recherche CNRS en Littérature et histoire des idées XVIIIe siècle)

Franck Salaün (Pr Littérature française XVIIIe siècle)

Jean-Pierre Schandeler (chargée de recherche CNRS en Littérature et histoire des idées XVIIIe siècle)

4 doctorants de l’IRCL

CFP: Crimes et criminels dans le monde anglophone aux XVIIe et XVIIIe siècles

Appel à contributions

Colloque international de la Société d’Etudes Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles (SEAA 17-18)

18-19 janvier 2019 Paris

Organisé par Mme Armelle Sabatier (Paris 2, Law and Humanities/CERSA UMR7106) et M. Bertrand Vanruymbeke (Paris 8, TransCrit, IUF)

We are grown old; I am come back to England, being almost seventy years of age, husband sixty-eight, having performed much more than the limited terms of my transportation […], and he is come over to England also, where we resolve to spend the remainder of our years in sincere penitence for the wicked lives we have lived.

Daniel Defoe, Moll Flanders, 1722

Criminelle de haut vol exilée en Virginie, le personnage de Moll Flanders incarne les figures mythiques des criminels façonnées à la fois par la littérature des dix-septième et dix-huitième siècles, mais aussi par la presse de cette période. L’univers des criminels, leur profil, leurs relations avec la presse de l’époque ont fait l’objet de nombreuses études qui ont tenté, au travers d’un travail d’archives, de saisir la réalité des hors-la-loi, des condamnés, réalité souvent exagérée et déformée par des dramaturges tels que John Gay qui immortalise le criminel Jonathan Wild dans The Beggar’s Opera (1728), par les romans à sensations (par exemple, Captain Alexander Smith’s History of the Lives of the Most Noted Highway-men, Foot-pads, House-Breakers, Shoplifters and Cheats, 1714) ou encore par certains journalistes complices de ces fameux criminels. Certains historiens ont récemment étudié la réalité de la déportation des criminels anglais, écossais et irlandais dans les colonies tels que G. Morgan et P. Rushton (Eighteenth-Century Criminal Transportation, Palgrave, Macmillan, 2003), Gwenda Morgan et Peter Rushton (Banishment in the Early Atlantic World. Convicts, Rebells and Slaves, Bloomsbury, 2013) ou encore Elodie Peyrol-Kleiber (Les premiers irlandais du Nouveau Monde: une migration atlantique (1618-1705), 2016), sans oublier les travaux de Roger Ekirch (Bound for America. The Transportation of British Convicts to the Colonies, 1718-1775, 1987)

A la croisée de l’histoire sociale, juridique, de l’histoire coloniale, des études littéraires et visuelles, ce colloque international a pour but de réfléchir à la construction mythique, voire fantasmée, de la figure du criminel, véhiculée à la fois par les genres littéraires (la tragédie domestique du XVIIe siècle, le roman du XVIIIe siècle, par exemple), la presse, les gravures, les récits de voyage, la correspondance des colons et des administrateurs, les représentations picturales ou encore les comptes rendus de procès qui ne sont pas toujours fiables à cette époque. Le travail d’archive pourrait également éclairer la réalité des activités criminelles, mais aussi les rouages des systèmes juridiques anglais et ceux des colonies.

On pourra s’intéresser, entre autres, aux thématiques suivantes :

  • Les liens juridiques entre les îles Britanniques et ses colonies. Quelle est la réalité d’un forçat ou d’un esclave à cette époque ? Correspond-elle toujours aux récits ou témoignages ?

  • la figure de la sorcière très présente à la fois dans la littérature, la presse ou les comptes rendus de procès de cette époque. Où se situe la limite entre la réalité de pratiques condamnables et le fantasme d’une femme maléfique ?

  • Est-ce que les représentations d’un(e) criminel(le) varient entre les hommes et les femmes ? Existe-t-il des mythes, voire un fantasme, de la femme criminelle, qui auraient été favorisés à la fois par la presse et la littérature de la première modernité, mais aussi par certains historiens contemporains ?

  • Les pirates, ces figures de l’entre-deux mondes, demeurent les criminels les plus ambigus, à la fois héros et antihéros transatlantiques.

  • Comment se dessinent et se construisent la topographie et la géographie du crime ? Outre la capitale du crime qu’est Londres, existe-t-il des réseaux de criminels en province, dans les autres nations, mais aussi dans les colonies anglaises, voire françaises, portugaises et/ou espagnoles ? Quel rôle ont pu jouer la littérature à sensation et la presse dans cette géographie du crime ?

  • Quels sont les apports méthodologiques de la numérisation des archives aux études récentes sur les crimes et la criminalité aux XVIIe et XVIIIe siècles ?

Les propositions sur les autres figures criminelles, telles que les voleurs, les prostituées, les meurtriers et autres, seront également les bienvenues.

Les propositions de communications, en français ou en anglais, assorties d’un titre, d’un résumé de 300 mots et d’une notice biographique, sont à envoyer à l’adresse suivante : seaa2019@gmail.com

La date limite est le 20 mai 2018

Call for Papers

Crime and Criminals in the Seventeenth- and Eighteenth-Century Anglo-American World

An International Conference of the French Society for Seventeenth and Eighteenth Century Studies on the Anglo-American World (Société d’Etudes Anglo-Américaines XVIIe et XVIIIe siècles SEAA 17-18)

Organisation: Armelle Sabatier (Paris 2, Law and Humanities/CERSA UMR7106) and Bertrand Vanruymbeke (Paris 8, TransCrit, IUF)

January 18-19 2019 Paris

Confirmed keynote speaker : Professor Trevor Burnard (University of Melbourne)

Abstract

We are grown old; I am come back to England, being almost seventy years of age, husband sixty-eight, having performed much more than the limited terms of my transportation […], and he is come over to England also, where we resolve to spend the remainder of our years in sincere penitence for the wicked lives we have lived.

Daniel Defoe, Moll Flanders, 1722

Returning from exile as a convict in Virginia, Daniel Defoe’s Moll Flanders embodies the mythical figure of the English criminals deported in the colonies, who were made popular by seventeenth- and eighteenth-century literature and the press. Archives have given access to criminals’ profiles, relationships and networks, enabling historians to draw a more accurate picture of their lives and activities that were distorted and refashioned in drama, such as John Gay’s The Beggar’s Opera (1728), featuring one of the leading figures of the underworld, Jonathan Wild, in sensational novels (e.g, Captain Alexander Smith’s History of the Lives of the Most Noted Highway-men, Foot-pads, House-Breakers, Shoplifters and Cheats, 1714) or in some reports by journalists who had connections with the underworld. Historians have also studied the deportation of English, Scottish and Irish convicts in the colonies (G. Morgan et P. Rushton (Eighteenth-Century Criminal Transportation, Palgrave, Macmillan, 2003, Gwenda Morgan and Peter Rushton, Banishment in the Early Atlantic World. Convicts, Rebells and Slaves, Bloomsbury, 2013, Elodie Peyrol-Kleiber (Les premiers irlandais du Nouveau Monde: une migration atlantique (1618-1705), 2016), Roger Ekirch (Bound for America. The Transportation of British Convicts to the Colonies, 1718-1775, 1987).

At the intersection of social, legal history, colonial studies, literature and visual culture, this international conference seeks to re-assess the mythical and imaginary constructions of the criminal figures in literature (e.g the 17th century genre of the murder plays, 18th century novels) the press, the visual arts, travel narratives/accounts or trial reports. Archives also prove to be an invaluable source of information to study criminal activities and the complex structures of the English legal systems and those implemented in the colonies.

Among the great variety of possible topics, participants may like to consider:

  • the legal relation between England and its colonies. How were convicts and slaves treated in these new territories over the period? Are narratives or accounts always reliable sources?

  • Witches are recurrently portrayed in varied media of the time, both literature and the press. What was the reality of these women’s imagined or supposedly illegal practices?

– Is there any variation in the way female and male criminals were portrayed in those days? May the press and literature, and even some contemporary historians, have distorted the representation of female criminals?

  • The figure of the pirates, travelling between different worlds and continents, remain highly ambiguous Anglo-American heroes and/or anti-heroes.

  • The geography of crime. Beyond the capital of crime that used to be in London, was there any criminal network in the rest of Britain and in the English colonies, maybe crossing the borders with other European nations such as France, Portugal and Spain? Did literature or the press account for this geography of crime?

  • What is the impact of new technologies on recent studies devoted to crime in the seventeenth and eighteenth centuries?

We would also welcome contributions on other criminals such as thieves, prostitutes, murderers or any other criminal figures and/or any other aspect of this subject.

Potential speakers are invited to submit a title and an abstract of 300 words along with a brief bio-bibliography to seaa2019@gmail.com

Deadline for submissions is May 20th 2018

Prix de Master 2019

La Société d’Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles (SEAA 17-18) attribue tous les deux ans un prix de Master portant sur les deux années précédentes, dans le but de promouvoir la recherche des jeunes chercheurs sur les 17e et 18e siècles et de lui donner la visibilité qu’elle mérite.

 

Le Prix est récompensé par la possibilité de soumettre un article tiré du mémoire pour publication dans la revue XVII-XVIII (http://journals.openedition.org/1718/) et par une adhésion gratuite à la Société pendant un an (comprenant notamment un ouvrage de la collection internationale de la Société chez Manchester University Press, l’accès aux formats enrichis de la revue XVII-XVIII, l’inscription à la liste de diffusion, ainsi que la possibilité de participer aux journées annuelles Jeunes chercheurs).

 

Les candidatures seront examinées par le Conseil d’Administration en septembre 2018 et le Prix remis lors de l’Assemblée Générale de janvier 2019.

 

Conditions d’éligibilité :

Avoir soutenu son mémoire de Master 2 en 2016 (année universitaire 2015-16) ou 2017 (année universitaire 2016-17) sur un sujet en rapport avec le périmètre de SEAA 17-18, dans les domaines britannique ou américain.

 

Réception des candidatures :

Les directeurs.trices de mémoire feront parvenir avant 15 avril 2018 dernier délai, par voie électronique uniquement, à la Secrétaire Générale (sophie.vasset@univ-paris-diderot.fr):

–       Un pdf du mémoire ;

–       Une lettre de soutien.

Si un rapporteur l’exige, un exemplaire papier du mémoire pourra être demandé.

N°73: Faire silence

XVII-XVIII no. 73 (2017): Faire silence / Modes of Silence

Le numéro est en ligne sur OpenEdition : https://journals.openedition.org/1718/705

SOMMAIRE

Faire silence

  • Laurent Curelly
    Foreword
  • J. P. Vander Motten
    Considerately woven out of our selves”: The Attractions of Speech in Thomas Killigrew’s Comedies
  • Cyril Selzner
    Silent Meeting, A Wonder to the World : Les premiers quakers et le bruit du monde
  • Jean-Jacques Chardin
    « Faire silence » dans l’emblématique chrétienne de l’époque moderne : quelques exemples chez Geffrey Whitney, Henry Peacham et Francis Quarles
  • Vanessa Chaise-Brun
    Charles I et la voix silencieuse de Eikon Basilike : le silence comme moyen d’expression
  • Michèle Lardy
    From Silence to “Civil Converse”: Of the Attempts to Control Seventeenth-Century Women’s “Ripe Wit and Ready Tongues”
  • Cornelia Dahmer
    Still, however, it is certain that young ladies should be more apt to hear than to speak“: Silence in Eighteenth Century Conduct Books for Young Women
  • Pierre Dubois
    Le silence de la musique dans The Wanderer de Frances Burney
  • Barbara Muller
    « She were a rose indeed, if she had but— » : Aposiopèse et chasteté dans les romances de William Shakespeare
  • Anne Toner
    Apophatic Austen: Speaking about Silence in Austen’s Fiction
     

Varia

  • Jean-Pierre Cléro
    Réflexions sur la notion de nature à l’âge classique
  • Hélène Garello
    Paradigme théâtral et pensée philosophique: Shakespeare aux origines de la modernité anglaise
  • Claire Gheeraert-Graffeuille
    Margaret Cavendish’s Femmes Fortes: The Paradoxes of Female Heroism in Bell in Campo (1662)
  • Pierre Labrune
    « The Progress of Man » et « The Loves of the Triangles » de l’Anti-Jacobin, entre parodie politique de poésie didactique et Nonsense avant l’heure

Notes de lecture – Ouvrages reçus

  • Cyril Selzner
    Kenneth Sheppard, Anti-Atheism in Early Modern England 1580-1720, “The Atheist Answered and His Error Confuted”
    Leyde : Brill, 2015. 339 pp. ISBN 978-90-04-26541-7
  • Nathalie Bernard
    Anne Bandry-Scubbi, & Rémi Vuillemin, éds, Real and Imaginary Travels, 16th-18th centuries / Voyages réels, voyages imaginaires, XVIe-XVIIIe siècles
    Strasbourg : PU de Strasbourg, 2015. 174 pp. ISBN 978-2-86820-924-5
  • Guyonne Leduc
    Jean Viviès, Revenir / devenir. Gulliver ou L’Autre Voyage
    Paris : Éditions rue d’Ulm / P. de l’École Normale Supérieure, « Offshore », 2016. 142 pp. ISBN 978-2-7288-0555-6
  • Yann Tholoniat
    Pierre Morère, Sens et sensibilité. Pensée et poésie dans la Grande-Bretagne des Lumières
    Lyon : PU de Lyon ; Grenoble : Éditions littéraires et linguistiques de l’université Stendhal-Grenoble (ELLUG), 2015. 340 pp. ISBN 978-2-7297-0895-5
  • John Baker
    John Gay, Trivia et autres vues urbaines
    Traduction et édition critique de Jacques Carré. Paris : Classiques Garnier, Collection Littératures du monde, 2016. 354 pp. ISBN 978-2-8124-4575-0
  • Paul Lim
    Robert Strivens, Philip Doddridge and the Shaping of Evangelical Dissent
    Aldershot: Ashgate, 2015. 201pp. ISBN 978-1-4724-4075-4
  • Sylvia Brown
    Tessa Whitehouse, The Textual Culture of English Protestant Dissent 1720-1800
    Oxford: Oxford University Press, 2015. xiii + 250 pp. ISBN 978-0-19-871784-3
  • Pierre Degott
    Michael Burden, Regina Mingotti : Diva, Impresario at the King’s Theatre, London
    Farnham : Ashgate, 2013. 192 pp. ISBN 978-0-7546-6936-4
  • Howard Weinbrot
    Samuel Johnson, Vies des poètes anglais
    Choix des textes, traductions et présentation, trad. Denis Bonnecase et Pierre Morère. Paris: Éditions du Sandre, 2015. 652 pp. ISBN 978‑235821-108-6
  • Francis Guinle
    Pierre Dubois, Music in the Georgian Novel
    Cambridge: Cambridge UP, 2015. 364 pp. ISBN 978-1-107-10850-9
  • Annie Cointre
    Jane Austen, Emma
    Préface de Dominique Barbéris. Traduction nouvelle et édition de Pierre Goubert. Paris : Gallimard, Folio classique, 2015. 685 pp. ISBN 978-2-07-045983-4
  • Joëlle Weeks
    Florence d’Souza, Knowledge, Mediation & Empire: James Tod’s Journeys among the Rajputs
    Manchester: Manchester UP, 2015. xiii + 261 pp. ISBN 978-0-7190-9080-6
  • Ouvrages reçus