Archives de catégorie : Actualités

Prix de thèse 2022 : Remise du prix à Clara Manco

Le Prix de thèse de la Société d’études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été décerné à Mme Clara Manco pour sa thèse intitulée 

“‘In Earnest or Jest’ : rire, pouvoir et politique dans les Comédies de la Restauration (1660-1688)”, préparée sous la direction d’Alexis Tadié et soutenue le 11 septembre 2020 à Sorbonne Université.

La cérémonie de remise du Prix a eu lieu le samedi 4 juin à 11h, dans le cadre de l’atelier XVII-XVIII du Congrès de la SAES à Clermont-Ferrand, en présence de la lauréate.

Le discours prononcé par le président du jury, M. Jean Viviès, est disponible ici.

Publication : “Dynamiques des héritages (XVIIe-XVIIIe siècles)”, Actes des JCC 2018

C’est avec une grande joie que nous vous annonçons la parution, sur le Carnet des Doctorants de la Société d’études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles, du premier volume des travaux issus des Journées annuelles des doctorants et jeunes chercheurs de la Société d’études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles, de la Société française d’étude du XVIIIe siècle et de la Société d’étude du XVIIe siècle, qui se sont tenues à l’Institut de recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières (UMR 5186 CNRS / Université Paul-Valéry Montpellier 3) les 18 et 19 octobre 2018 sur le thème « Dynamiques des héritages (XVIIe-XVIIIe siècles) ».   

Le comité d’organisation de ces JDJC à l’IRCL se composait de Asmaa Aoujil, Luc Borot, Nora Galland, Linda Gil, Florence March, Stéphanie Roza, Franck Salaün et Jean-Pierre Schandeler.

Ce volume est le premier d’une collection à part entière ayant pour but de mettre en avant les travaux présentés au cours de ces journées, tout en leur conférant une valeur scientifique reconnue.

Les membres du comité de rédaction du carnet Hypothèses, Louise McCarthy, Alice Marion-Ferrand, Inès Ettaoui, remercient tout particulièrement Charlène Cruxent et Nora Galland qui ont coordonné ce numéro en collaboration avec Florence March, ainsi que le comité scientifique composé de : Anne Bandry-Scubbi, Florence March, Jean-Christophe Mayer, Ladan Niayesh, Anne Page, Nathalie Vienne-Guerrin et Catherine Volpilhac-Auger.

Appel à communications : Congrès de la SIEDS, Rome (3-7 juillet 2023). L’Antiquité et la construction de l’avenir à l’âge des Lumières

Atelier SEAA XVII-XVIII : Mythes et vision dans la sphère anglo-américaine durant le long XVIIIe siècle

Une version pdf de l’appel à communications est disponible ici.

Présentés traditionnellement comme des récits décrivant des genèses ou des fondations, les mythes sont intimement mêlés à la vision. Par les récits, les représentations dans les arts, mais aussi par les réinterprétations multiples et continuelles dont ils font l’objet, ils donnent en effet à voir des conceptions de l’humanité, de régimes politiques ou religieux, et révèlent des projets que l’on peut parfois qualifier de visionnaires.

Le lien entre mythe et vision est particulièrement intime dans la Grande-Bretagne du long XVIIIe siècle, à une époque où les nouvelles sciences expérimentales et le développement des techniques affinent, notamment grâce à Leeuwenhoek et Newton, le champ des connaissances sur la vision qui suscitent l’enthousiasme des élites pétries de culture antique. Voir, observer, regarder, découvrir, sont depuis la fondation de la Royal Society des activités qui aiguisent l’imagination et poussent à réfléchir sur les commencements, à confronter observation et discours sur les origines. Ils incitent à s’interroger sur les conséquences de l’imaginaire, du fantastique, voire à réinterpréter ou réécrire les mythes dans le nouveau langage visuel. Les révolutions britanniques et américaines des XVIIe et XVIIIe siècle ainsi que les changements dynastiques du XVIIIe siècle ont de surcroît constitué un terreau fertile à une interrogation, par le détour des mythes antiques, sur les origines nationales. Ils ont favorisé l’élaboration ou la critique de nouvelles projections idéologiques, sociales et politiques.

Du genre de l’utopie aux fabriques pittoresques des parcs anglais du XVIIIe siècle, en passant par les visions rêvées des essais périodiques, et par les représentations artistiques, –sculptures, fresques, peinture d’histoire, pièces de théâtre, médailles et pièces de monnaie – la période moderne explore et utilise de manière multiple et variée les relations entre imagination, vision et mythes antiques. C’est cette interaction et cette instrumentalisation que nous nous proposons de comprendre.

Voici quelques pistes non exhaustives d’exploration :

– les mythes antiques (romains, grecs, mais aussi égyptiens ou babyloniens) renvoient ils aux mêmes types de représentation visuelle et idéologique ?

– l’impact des sciences de la vision sur l’écriture et l’interprétation des mythes : ex : – les mythes antiques et la couleur ; l’optique et les mythes antiques.

– quels mythes ont fait l’objet de réécritures visuelles et pourquoi ? à quelles fins ? (fondation de Rome, enlèvement des Sabines).

– l’exploration de genres qui ont exploité les mythes antiques (le travesti, l’utopie, la vision rêvée, la tragédie, l’essai, l’histoire).

– les procédés d’écriture visuelle et leurs liens avec les mythes (l’allégorie, la métaphore, l’ekphrase).

– les mises en scène des mythes antiques.

– visualiser les mythes par la culture matérielle : ex : les mythes antiques et la/les mode (s).

– mobilisation des mythes antiques pour penser un ordre social autre, pour forger une identité nationale en devenir

– le lien entre regard et mythe : la place du spectateur face aux mythes antiques

– mythes, pédagogie et éducation

– mythes, satire, caricature

– mythes, vision et vulgarisation

– exploitation visionnaire des mythes

– mythes et vision politique

– mythes antiques et musées : exposition des mythes au XVIIIe siècle

– classes sociales et mythes antiques

– représentations genrées des mythes antiques

Les propositions de communication d’une longueur de 300 mots maximum sont à envoyer assorties d’une courte bio-bibliographie à claire.boulard[at]sorbonne-nouvelle.fr et à myriam-isabelle.ducrocq[at]parisnanterre.fr avant le 1er septembre 2022.

Colloque 2022 : Territoires de la diplomatie. Vidéos disponibles.

Les vidéos des différentes interventions du colloque annuel de la société, qui a eu lieu les 20 et 21 janvier 2022 derniers, sont maintenant disponibles sur un site hébergé par l’Université Toulouse Jean Jaurès. Vous pourrez donc retrouver les présentations en cliquant ici.

The presentations given during the conference on the 20th and 21st January 2022 are now available on a website of the University of Toulouse – Jean Jaurès. They can be accessed here.

Journée d’études hybride RCL/ MFO 29 avril 2022 : “Réécritures du théâtre classique français dans l’Europe de la première modernité (XVIIe-XVIIIe siècles)”

Le 29 avril prochain, une journée d’études en format hybride, coorganisée par l’IRCL et la MFO aura lieu.

L’affiche et le programme de la journée d’études sont disponible en version pdf ici.

9h15 Ouverture par Pascal Marty, directeur de la MFO,
Tristan Alonge, Christian Belin, Luc Borot et Florence March


Président de séance : Christian Belin
9h30-10h15 Andrew Hiscock (Bangor University, Pays de
Galles) : « “Tis to the Great Racine he owes his Play” : Charles
Johnson et le théâtre racinien au XVIIIe siècle »
10h15-11h00 Michael Hawcroft (Keble College, Oxford) :
« Bajazet de Racine et The Sultaness de Charles Johnson :
traduire les mots, traduire le mouvement »


11h00-11h15 Pause café


11h15-12h00 Tristan Alonge (Université de la Réunion /
MFO) : « L’Andromaque deux fois veuve de Crowne et Philips :
réécritures anglaises à la recherche du Racine perdu »


12h00-14h00 Déjeuner


Présidente de séance : Suzanne Jones
14h00-14h45 Luc Borot (IRCL, Université Paul-Valéry
Montpellier 3) : « Le Cid anglais de Joseph Rutter : les stratégies
extra-poétiques d’un traducteur courtisan »
14h45-15h30 Monica Pavesio (Università di Torino,
Italie) : « “Opere accomodate per la scena alla moda d’Italia”:
les toutes premières adaptations italiennes du théâtre tragique
français du XVIIe siècle »


15h30-15h45 Pause café


Présidente de séance : Marie-Noëlle Ciccia
15h45-16h30 Florence March (IRCL, Université Paul-
Valéry Montpellier 3) : « Du burlador au rake : parcours
européen de figures don-juanesques »
16h30-17h15 Jordi Bermejo Gregorio (Universat
International de Cataluna, Barcelona) : « “Comedies in
the French style” : the influence of French tragedy in the
development of Spanish theatre at the beginning of the 18th
century and in the theatrical polemic of the 18th century »


17h15-17h45 Synthèse et conclusions


18h30-19h30 Mélanges trans-Manche : Medical Scenes in
Molière and on the English Stage, spectacle des Edward’s Boys
mis en scène par Perry Mills

Comité scientifique
Tristan Alonge (MFO), Christian Belin (IRCL), Luc Borot (IRCL), Florence March (IRCL)
Lien de connexion à demander à ircl@univ-montp3.fr

CFP: La guérison dans la Grande-Bretagne, l’Irlande et l’Amérique de la Première Modernité (XVIe-XVIIIe siècles)

Appel à communications

La guérison dans la Grande-Bretagne, l’Irlande et l’Amérique de la première modernité (XVIe-XVIIIe siècles)

Colloque conjoint de la Société française Shakespeare (SFS) et la Société d’études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles (SEAA1718) organisé avec l’Institut de recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières (IRCL, UMR 5186)

20-22 octobre 2022 – Montpellier, France

Tout au long de la première modernité, la peur des épidémies et de la contagion façonne les quotidiens, réorganise les espaces, a des effets sur les corps individuels et collectifs ainsi que sur les imaginaires, avec des répercussions économiques, politiques, sociétales, médicales et culturelles, que les chercheurs se sont attachés à disséquer bien avant la pandémie de la Covid-19. La guérison, quant à elle, était une aspiration, un but que les savants et penseurs, laïcs ou confessionnels, les médecins, les guérisseurs (souvent des guérisseuses) des foyers et des paroisses recherchaient dans la foi, les savoirs ancestraux, antiques ou orientaux, les techniques et les connaissances scientifiques émergentes. Si la maladie et la souffrance se faisaient connaître par des manifestations très concrètes, la guérison était souvent plus incertaine. Dans le cadre d’une analyse historique ou littéraire, elle peut s’envisager sous l’angle de l’expérience, du point de vue des patients et des praticiens engagés dans des processus de rétablissement physique, moral ou spirituel. Elle peut également se concevoir comme un horizon d’attente et constituer, dès lors un concept opératoire permettant d’interroger les aspirations d’une société donnée et des individus qui la composent.

Ce colloque de la Société française Shakespeare (SFS) et de la Société d’études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles (SEAA1718) vise une exploration interdisciplinaire de la guérison sous ses multiples facettes dans la Grande-Bretagne, l’Irlande et l’Amérique des XVIe-XVIIIe siècles. L’enquête portera sur la guérison dans la diversité et la complexité de ses manifestations : rétablissement physique ou moral, projection eschatologique, remise en ordre du corps politique ou social. Elle s’intéressera aux pratiques, à l’expérience des acteurs impliqués dans les processus de guérison, ainsi qu’à la multiplicité des représentations et discours contribuant à l’élaboration, parfois conflictuelle, de la notion de guérison.

La langue anglaise de la première modernité a recours aux mots « cure » et « heal ». Ces deux verbes composent un vaste réseau de connotations qui épousent des contours mouvants au fil des trois siècles qui nous intéressent. Le rapport complexe à la guérison se retrouve dans « care », qui conjugue des connotations de détresse et de sollicitude. Jusqu’au milieu du XVIe siècle, « health » est utilisé comme synonyme de « healing » et de « cure » (OED 3), mais pendant toute la première modernité, il renvoie aussi au salut. Il prend un sens plus administratif avec les « health officers » britanniques et américains des XVIIe et XVIIIe siècles, qui participent à l’organisation de ce qui deviendra le « health care » au XXe siècle.

Les termes « cure » et « healing » traversent l’œuvre de Shakespeare et de ses contemporains pour exprimer une aspiration démultipliée à la santé (« health »), autant des individus que des groupes (« commonwealths ») face à la maladie (« disease ») qui les envahit, les ronge, les décompose et les démembre. Se penchant sur la guérison du mal d’amour, la poésie de la Renaissance explore le pouvoir thérapeutique des textes. L’Anatomie de la mélancolie de Robert Burton, ouvrage publié en 1621, réimprimé tout au long du XVIIe siècle et encore cité au XVIIIe siècle, présente toute une panoplie de remèdes et de techniques de guérison, mais interroge également les limites éthiques de l’intervention thérapeutique. Sur les deux rives de l’Atlantique, le clergé s’efforce d’accompagner les fidèles qui, toutes confessions confondues, s’inquiètent de leur salut et traversent pour certains de profondes crises de désespoir. La foi, la sphère intime offrent des espaces de réconfort, de compassion et de consolation, des qualités réparatrices permettant de faire face à la contagion et au risque de démembrement du tissu politique et social.

Mais la crainte, la défiance face aux remèdes et à ceux qui les emploient, sont le pendant de cette aspiration à la panacée, vocable qui fait son entrée dans la langue au XVIe siècle. La femme dont la main guérit (« healing hand ») est tour à tour vertueuse et sorcière, célébrée et condamnée. Comme en témoigne l’expression « physic of State », le vocabulaire thérapeutique irrigue également le discours politique. Des appels à guérir le corps national entendent répondre aux dissensions religieuses et politiques, perçues comme des forces perturbatrices menaçant l’harmonie sociale et l’idéal de bon voisinage (« neighbourliness ») qui la fonde. En particulier, les révolutions anglaises et la guerre d’indépendance américaine font naître des aspirations à la paix et à la réconciliation. Mais la colonisation et l’expansion rapide d’une économie basée sur l’esclavage mettent à mal les notions d’harmonie sociale, que reprendront les philosophes des Lumières dans leurs travaux sur le contrat social et l’émancipation.

De la sphère de l’intime au corps de la nation, des égo-documents aux traités politiques et médicaux, du sonnet à l’éloquence de la chaire, des pharmacopées populaires aux techniques médicales des Lumières, des mythes et croyances aux approches scientifiques, des vocables populaires aux classifications et terminologies savantes, des gravures aux objets, le concept de guérison offre un large éventail d’approches et d’échanges interdisciplinaires. Si l’enquête se concentre sur l’espace anglo-américain, elle s’efforcera de prendre en compte les interactions avec d’autres zones géographiques, dans un contexte global marqué par le développement de la colonisation, de l’esclavage et des échanges.

Parmi les pistes et approches possibles :

  • Guérisons physiques, psychologiques et spirituelles ; guérisons sociales et politiques, individuelles et collectives
  • Les acteurs de la guérison : patients et praticiens ; médecins, clergé, guérisseurs et guérisseuses, « cunning folk »
  • Mythes et croyances
  • Éthique et politique de la guérison
  • Le rôle des femmes : médiatrices et détentrices de savoirs ; femmes de foi ; sorcellerie
  • Savoirs et techniques : éditions érudites, traductions vernaculaires, vulgarisation
  • Penser, traduire, écrire, représenter, mettre en œuvre la guérison : écrits théoriques, religieux, intimes, littéraires ; théâtre ; arts visuels
  • Approches théoriques : la catharsis aristotélicienne ; travaux sur les affects et les émotions ; le corps et sa matérialité ; dénuement ; « radical empathy »
  • Regards croisés entre les XVIe-XVIIIe siècles et les XXe-XXIe siècles
  • Fonctions réparatrices du théâtre de la première modernité aux XVIe-XVIIIe siècles et à l’époque contemporaine

Les langues du colloque sont le français et l’anglais.

Les titres et propositions de communication d’une longueur de 500 mots environ, accompagnées d’une notice bio-bibliographique (200 mots), sont à envoyer pour le 10 janvier 2022 à l’adresse suivante : <sfs-seaa1718@univ-montp3.fr>. Les notifications d’acceptation ou de refus seront envoyées le 31 janvier 2022.

Comité scientifique : Paula Barros, Pierre Lurbe, Florence March, Anne-Marie Miller-Blaise, Christine Sukic, Janice Valls-Russell

Comité d’organisation : Paula Barros, Luc Borot, Pierre-Louis Coudray, Frédéric Delord, Gaëlle Ginestet, Pierre Kapitaniak, Vanessa Kuhner-Blaha, Agnès Lafont, Valérie Maffre, Florence March, Jean-Christophe Mayer, Chantal Rock, Janice Valls-Russell, Nathalie Vienne-Guerrin, Charles Whitworth, Daniel Yabut

Call for papers

Healing in Early Modern Britain, Ireland, and North America (16th–18th c.)

A joint conference of the French Shakespeare Society (SFS) and the Society for Anglo-American Studies of the 17th and 18th centuries (SEAA1718) organised with the Institute for Research on the Renaissance, the Neo-Classical Age, and the Enlightenment (IRCL)

20-22 October 2022 – Montpellier, France

Throughout the early modern period, a fear of epidemics and plagues shaped daily life, reorganised spaces, and affected individual and collective bodies and imaginations, with economic, political, societal, medical, and cultural repercussions that scholars were dissecting long before the Covid-19 pandemic. Healing, in this context, could be construed as an aspiration, in pursuit of which scientists and philosophers, whether secular or denominational, by doctors and healers (frequently female) in homes and parishes turned to faith, ancestral, ancient or oriental knowledge, emerging techniques and scientific knowledge. While illness and suffering were experienced through concrete manifestations, healing was frequently uncertain. As a subject of historical or literary inquiry, healing can be examined as an experience involving patients and practitioners engaged in processes of physical, moral or spiritual recovery; it can also be conceptualised as a tool for questioning the aspirations of different societies, communities and individuals.

This joint conference of the French Shakespeare Society (SFS) and the Society for Anglo-American Studies of the 17th and 18th centuries (SEAA1718) invites an interdisciplinary exploration of healing in early modern Britain, Ireland, and North America. Participants may wish to consider healing in its diverse manifestations, including physical or moral recovery, eschatological anticipation, and the reordering of the body politic and the social body. The conference also aims to examine the practices and experiences of all those involved in healing processes, and look closely at the multiple representations and discourses contributing to often-conflicting constructions of the notion of healing.

To refer to the healing process, early modern English used both ‘cure’ and ‘heal’. The two verbs convey a vast network of shifting connotations throughout the early modern period. The engagement with the healing process is further complicated by the word ‘care’, which combines notions of distress and solicitude. Until the mid-16th century, ‘health’ was used as a synonym for ‘healing’ and ‘cure’ (OED 3), but throughout the early modern period it also referred to ‘salvation’. It took on a more administrative meaning with the 17th- and 18th-century ‘health officers’, who participated in the development of what would become ‘healthcare’ in the 20th century.

The terms ‘cure’ and ‘healing’ run through the works of William Shakespeare and his contemporaries as expressions of a desire for health. They convey the aspirations of individuals and groups (or ‘commonwealths’) alike in the face of diseases that consume, gnaw, rot, and dismember. At the same time, Renaissance poetry explored the therapeutic power of texts as remedies for lovesickness. Robert Burton’s The Anatomy of Melancholy (1621), which was often reprinted in the 17th century and continued to be quoted in the 18th century, presented a large variety of cures and techniques, but also questioned the ethical limits of therapeutic intervention. On both sides of the Atlantic, members of the clergy strove to support the faithful of all denominations who feared for their salvation and underwent profound crises of despair. Faith and the intimate sphere offered spaces of solace, compassion and consolation, and functioned as reservoirs of restorative skills against contagion and the risk of decay of the political and social fabric.

Yet, fear and mistrust of treatments and practitioners were the counterpart of this desire for panaceas, a term that entered into the English language in the 16th century. Women with the ‘healing hand’ were in turn celebrated for their virtues and condemned as witches. As the phrase ‘physic of State’ illustrates, therapeutic tropes also coloured the political discourse. Calls to heal the national body sought to respond to religious and political dissensions, which were perceived as disruptive forces threatening social harmony and the underlying ideal of ‘neighbourliness’. In particular, the English and American revolutions gave rise to aspirations for peace and reconciliation. Yet, colonisation and the rapid expansion of an economy based on slavery undermined notions of social harmony, which Enlightenment philosophers took up in their promotion of the social contract and emancipation.

From the sphere of intimacy to the body of the nation, from ego-documents to political and medical treatises, from the sonnet to the sermon, from popular pharmacopoeias to the medical techniques of the Enlightenment, from myths and beliefs to scientific approaches, from popular terms to learned classifications and terminologies, from medical artefacts to works of art: the concept of healing invites a wide range of approaches and interdisciplinary exchanges. While centred on the Anglo-American area, these conversations are also bound to consider interactions with the rest of the world in an era of slavery, colonisation and increasing exchanges.

Possible avenues and approaches include:

– Physical, psychological and spiritual healing; social and political, individual and collective healing 

– Agents of healing: patients and practitioners; doctors, clergy, healers, ‘cunning folk’

– Myths and beliefs

– The ethics and politics of healing

– The role of women, as mediators and holders of knowledge; women of faith; witchcraft

– Knowledge and techniques: learned writings, vernacular translations, popularisation

– Thinking, translating, writing, representing, implementing healing: theoretical, religious, intimate, literary writings; drama; the visual arts

– Theoretical approaches: Aristotelian catharsis; affect theory; the study of emotion; the body and its materiality; deprivation; radical empathy

– Comparative perspectives on the early modern and contemporary periods

– Restorative functions of the theatre from the early modern period to the present

The languages of the conference are English and French.

Participants are invited to submit a title, a 500-word abstract, and a bio-biblio (200 words) by 10 January 2022 at <sfs-seaa1718@univ-montp3.fr>. The advisory board’s decision will be notified by 31 January 2022. 

Advisory board: Paula Barros, Pierre Lurbe, Florence March, Anne-Marie Miller-Blaise, Christine Sukic, Janice Valls-Russell

Organising committee: Paula Barros, Luc Borot, Pierre-Louis Coudray, Frédéric Delord, Gaëlle Ginestet, Pierre Kapitaniak, Vanessa Kuhner-Blaha, Agnès Lafont, Valérie Maffre, Florence March, Jean-Christophe Mayer, Chantal Rock, Janice Valls-Russell, Nathalie Vienne-Guerrin, Charles Whitworth, Daniel Yabut